5 origines de fissures en construction

Les fissures sont le signe extérieur visible d’un problème généralement plus complexe. En effet, quand le poids d’une construction n’est pas réparti sur des appuis parfaitement stables, des tensions peuvent exister dans les matériaux. Lorsque ces tensions deviennent trop importantes, des fissures apparaissent. A cause des sollicitations structurelles, certaines zones de la maison vont être trop sollicitées et peuvent finir par céder. Les fissures viennent donc en général d’un problème de portance de la construction, qui se manifeste principalement de 5 manières.

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L’action des eaux de ruissellement et le déchaussement des fondations

Lorsque le sol est traversé par de l’eau, celle-ci emporte une partie de la terre (déplacement de “fines”). Ce phénomène se produit souvent en cas de fortes pluies, mais des précipitations normales peuvent aussi avoir des conséquences négatives si l’évacuation n’est pas bien pensée. Ainsi, lorsque la pente favorise le ruissellement des eaux, ou bien quand les canalisations sont mal conçues ou mal réalisées, il y peu avoir une dessiccation du sol. Si les fondations s’appuient dessus, celles-ci vont finir par reposer dans le vide. Cela s’appelle le déchaussement des fondations (phénomène d’affouillement). Un tassement se produit alors à certains endroits, causant à son tour des tensions au niveau de la construction et, in fine, des fissures.

Le retrait et gonflement de l’argile (RGA)

Les sols argileux retiennent l’eau pendant les périodes humides (ce qui les fait gonfler) et se rétractent en période de sécheresse. L’alternance climatique a donc pour conséquence une modification du volume du sol et de sa portance. Ces évolutions ne se font généralement pas de manière uniforme : le sol perd davantage de volume sous certaines zones de la construction que sous d’autres. Pour les constructions reposant sur un sol argileux qui subit des mouvements, il y a un risque de tassement différentiel. Si les tensions sont trop fortes sur la structure de ces dernières, des fissures peuvent apparaître.

La mauvaise prise en compte des caractéristiques du sol

Avant de construire une maison, les professionnels de la construction font normalement réaliser une étude des caractéristiques du sol (étude de sol ou étude géotechnique). Cela permet d’en comprendre sa structure et d’adapter la manière de bâtir, en fonction de la portance et de la stabilité des différentes couches du sol. Toutefois, lorsque cette étape est négligée, des spécificités importantes du terrain peuvent être ignorées. Et ce n’est que des années plus tard qu’on les découvre, lorsque des fissures font leur apparition.

L’absence de joint de dilatation

Lors de la construction d’une extension, comme un garage ou une aile supplémentaire, les constructeurs se doivent de placer un joint de dilatation entre les nouvelles et les anciennes parties du bâtiment, mais certains oublient pourtant cette nécessité. Or, si le joint de dilatation est absent, il manque un élément capable d’absorber les tensions susceptibles d’apparaître entre l’extension et la partie principale, en cas de variations de température ou de tassement différentiel. Une fois de plus, le risque de fissures est important. En savoir plus sur les malfaçons de la construction.

L’impact du gel sur les fondations non protégées

La terre ne gèle pas en profondeur. Mais si les fondations sont superficielles, elles vont devoir supporter de fortes variations de température, et le volume du sol sur lequel elles s’appuient va grandement changer selon la saison (+10 % en cas de gel). Les semelles de fondations se détériorent alors, d’où des tensions sur le bâtiment et une éventuelle fissuration des murs.

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