Radon dans l’habitat : mesure-t-on réellement les risques ?

Le radon est un gaz présent à l’état naturel dans l’air ; c’est donc sans s’en rendre compte qu’on le respire. Or, il possède des propriétés radioactives, qui peuvent contribuer à l’apparition de graves maladies, telles que le cancer du poumon. L’étude de son impact, tout comme sa détection dans les habitations, en sont encore à leur balbutiements. Pourtant, il s’agit d’un sujet sensible pour l’habitat et la santé. Voici donc quelques éléments pour démêler les faits avérés des fantasmes.

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Le radon est un gaz très présent dans notre environnement

Le radon est un sous-produit de l’uranium et du radium, que l’on trouve notamment dans la croûte terrestre. Il est plus présent dans certaines régions que d’autres : la Bretagne et le Massif Central sont par exemple plus touchées, dès lors que leur sol est riche en matières granitiques. L’OMS estime que 42% de la radioactivité naturelle, à laquelle l’homme est exposée, peut être attribuée au radon.

La santé humaine mise en danger par le radon

Le radon est un gaz instable. Or, quand il se décompose, des particules solides radioactives apparaissent et se déposent dans les bronches. Les poumons sont alors irradiés. La durée de l’exposition est un critère essentiel : les personnes travaillant dans les environnements très riches en radon, comme les mineurs, seront plus touchées que des personnes ayant occasionnellement inhalé le gaz. De plus, le radon provoque des dommages bien plus graves lorsqu’il est associé au tabagisme, actif ou passif : il y a donc multiplication des risques. L’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) juge ainsi que le radon représente la deuxième cause de cancer du poumon en France, devant l’amiante.

Le risque lié à l’exposition au radon : plus ou moins important selon les maisons

Le radon remonte du sol vers les habitations, par les canalisations ou les fissures. Il a tendance à s’accumuler dans les pièces du sous-sol ou du rez-de-chaussée. Trois éléments vont donc avoir une influence sur la présence – ou l’absence – de radon, à l’intérieur d’une maison : la richesse du sol (selon la région) en radon, l’isolation entre la terre et la maison (souvent meilleure dans les maisons neuves), ainsi que le renouvellement de l’air dans le logement, pour éviter que le radon ne soit stocké.

Évacuer le radon en aérant : un moyen simple de limiter les risques

Aérer tous les jours le logement, même brièvement, constitue en effet la meilleure méthode pour se débarrasser du radon déjà infiltré dans la construction. Ouvrir la fenêtre pendant quelques minutes contribue donc à assainir l’atmosphère. Une autre piste consiste à vérifier et optimiser, si nécessaire, les performances de la VMC.

Limiter l’accumulation du radon dans les maisons en traitant les fissures

L’objectif de cette technique est d’augmenter l’étanchéité entre la construction et le terrain sur lequel elle repose, afin de ne pas laisser le radon entrer. En plus du travail à réaliser au niveau du passage des canalisations (où le radon peut se glisser), il est essentiel de régler le problème des fissures. Cela passe d’abord par l’identification des causes de ces fissures, le traitement de ces causes, puis par le colmatage des brèches. Ainsi, la sécurité du logement est renforcée.

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